Les écoles

 

 

En France, l’enseignement en Architecture est un héritage des Beaux-Arts et conserve donc comme particularité un fort ancrage dans l’artistique au contraire de nombreux pays qui proposent des formations architecte ingénieur. Cependant la formation d’architecte, pluridisciplinaire, fait appel aussi bien à des qualités de rigueur technique que de créativité.

L’ADMISSION EN ECOLE D’ARCHITECTURE

L’accès aux études d’architecture peut se faire directement après le baccalauréat et contrairement aux idées reçues elles ne sont pas réservées aux détenteurs d’un bac scientifique.

Intégrer un école en cours de cursus est également envisageable. Cela se fait par validation des acquis en présentant un dossier. Ainsi, tu peux rentrer directement en L2, L3, M1 ou M2.

L’accès à la première année se fait après une sélection qui est propre à chaque école (c’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à multiplier ses voeux). Cette sélection peut être uniquement effectuée sur dossier ou bien complétée par des épreuves d’admissions (écrites et/ou orales).

La pré-sélection sur dossier prend en compte les notes du bac français et celles de la classe de terminale, généralement par rapport à la moyenne de la classe. Les épreuves de sélection peuvent être une analyse de document ou bien une question ouverte suite à une conférence ou encore des exerrcices d’application. Il peut également avoir un entretien de motivation est fait avec des enseignants. Il est possible d’y présenter des travaux personnels.

Ces épreuves de sélection permettent de vérifier la motivation du futur étudiant mais aussi de vérifier qu’il s’intègrera au mieux dans le cursus. Ce n’est en aucun cas un test de tes connaissances en architecture ou en dessin, en effet, le futur étudiant a tout à apprendre !

La sélection définitive se fait en général sur la base de la note du dossier scolaire (60 %) et de la journée de sélection (40 %). Attention les frais de dossier peuvent être élevés (jusqu’à 150 € par établissement).

L’ORGANISATION DES ETUDES

Les études d’architecture s’organisent selon le cycle LMD (Licence, Master, Doctorat). A l’issu des trois premières années, est délivré le diplôme d’étude en architecture (DEEA) valant grade de licence. Au bout de cinq ans est délivré le diplôme d’état d’architecte (DEA) valant grade de master.
Après le diplôme d’état d’architecture, différentes poursuites d’études sont possibles : la HMONP (Habilitation à la Maitrise d’Oeuvre en son Nom Propre), le doctorat, un DSA (Diplôme de Spécialisation et d’Approfondissement) ou un DPEA (Diplôme Propre aux Ecoles d’Architecture)

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La Licence

Ces trois années sont consacrées à l’acquisition des bases d’une culture architecturale, des processus de conception, de la compréhension et de la pratique du projet. Les titulaires du DEEA ont vocation à être employés par des agences d’architecture, d’urbanisme, d’architecture intérieure ou de design, des bureaux d’études et d’ingénierie, des entreprises du bâtiment et de travaux publics, des sociétés d’aménagement… .

Le Master

Ces deux années permettent d’acquérir la maîtrise des problématiques propres à l’architecture et de se préparer aux différents modes d’exercices et domaines professionnels de l’architecture. Une initiation à la recherche est incluse dans ce deuxième cycle. Chaque école propose différents domaines d’étude de master ou DEM (= spécialisation) pour les masters. (plus d’information sur les différents masters à la fin de ce guide)
Afin de valider le diplôme, l’étudiant devra présenter un PFE (Projet de Fin d’Etude). Le DEA permet d’accéder, outre la conception, à toutes les fonctions de conseil, d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, d’études techniques, d’urbanisme et d’aménagement en qualité de salarié. Les architectes diplômés d’État peuvent également devenir agents publics de l’État ou des collectivités territoriales, pratiquer l’architecture d’intérieur, ou exercer des missions de conseil pour le compte de l’État,

Le Doctorat

Ce troisième cycle se déroule en 3 ans au sein des unités de recherche des différentes ENSA et parfois en partenariat avec les écoles doctorales universitaires.

La HMONP

L’habilitation à exercer la maîtrise d’oeuvre en son nom propre a été créée par décret en juin 2005 dans le cadre de la réforme des études d’architecture permettant ainsi de d’avoir une structure harmonisé avec l’Union Européenne dite L-M-D (Licence-Master- Doctorat).

Cette habilitation qui est spécifique à la France, permet d’ouvrir à ses titulaire la possibilité de porter le titre d’architecte en s’incrivant à l’Ordre et d’exercer la maîtrise d’oeuvre dans le cadre légal prévu par la du 3 janvier 1977 relatif à l’Architecture.

Différents cas pour faire son HMONP

Cas n° 1 : HMONP en formation initiale
Cas n° 2 : HMONP en formation continue dans le cadre du plan de formation (CDI ou CDD)

Cas n° 3 : HMONP en formation continue dans le cadre de la période de professionnalisation
Cas n° 4 : HMONP en contrat de professionnalisation
Cas n°5 : HMONP en VAE

Différents lieux de formation

Les ENSA offrent aujourd’hui un panel différent de temporalité pour effectuer son HMONP. Ces différences se font en fonction du programme que propose l’établissement et donc plusieurs temporalités.
De même toutes les écoles ne sont pas habilité à proposer cette formation.

Voici quelques exemples :
ENSA Lyon : cours HMONP les vendredi et samedi de janvier à juin ENSA Paris Malaquais :
ENSAP Bordeaux :
ENSA Paris Belleville :

Sa validation

La HMONP est composée de 15O heures de cours magistraux et d’une période de Mise en Situation Professionnelle (MSP) d’un minimum de 6 mois à temps pleins (35 heures par semaine) au sein d’une agence d’architecture.
Un mémoire doit être produit pendant la durée de la MSP.

Un jury composé de représentant de l’Ordre, du tuteur, du directeur des études et de professionnels sanctionnera l’oral de soutenance du mémoire et jugera de la capacité affectuer ou non la maîtrise d’oeuvre.

Des aides existent

En formation continue, l’entreprise s’engage à prendre en charge le coût de la formation et le temps passé en formation théorique par le salarié est considéré comme du temps de travail. En contrepartie, il est possible d’obtenir une prise en charge financière par l’OPCA-PL en fonction du type de contrat de travail et du dispositif choisi (période de professionnalisation, plan de formation, contrat de professionnalisation).

Des aides publiques existent pour accompagner les entreprises qui embauchent. Si ces aides peuvent faciliter la décision d’embauche, elles ne couvrent jamais totalement les dépenses engagées par l’entreprise. Aussi, l’entreprise accueillant l’architecte diplômé d’Etat (ADE) doit-elle s’assurer du montant des aides publiques possibles avant de déterminer la rémunération proposée au candidat HMONP afin de ne pas être pénalisée financièrement.

Le DSA

Le diplôme de spécialisation et d’approfondissement en architecture est un diplôme national de l’enseignement supérieur qui est obtenu en 1 ou 2 ans après le second cycle selon les domaines. Il existe aujourd’hui 4 domaines : projet urbain, maîtrise d’ouvrage, risques majeurs et patrimoine. (plus d’information sur les différents masters à la fin de ce guide)

Le DPEA

Les diplômes propres aux écoles d’architecture, dont la durée de formation varie entre 1 et 2 ans, sanctionnent des formations dans des domaines spécialisés (design, scénographie, architecture navale par exemple). Ils sont généralement accessibles après le cycle de master et parfois après le cycle de licence. (plus d’information sur les différents masters à la fin de ce guide)

Les concours de la fonction publique

Différents concours sont ouverts aux architectes diplômés d’état afin d’exercer leur métier au sein de la fonction publique.

Les concours des Architectes et Urbanistes de l’Etat (AUE) sont ouvert aux diplômés d’état en architecture. Les candidats doivent choisir entre deux options : Urbanisme et Aménagement ou Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager. Les ENSA de Versailles, Toulouse et Lyon et l’école de Chaillot proposent des formations spécifiques à la préparation de ce concours. Une fois le concours obtenus, les reçus doivent effectuer une formation rémunérée d’un an.

Les concours des Architectes en Chef des Monuments Historiques (ACMH) sont ouvert ponctuellement par la Ministère de la Culture et le de la Communication selon les besoins. Il est ouvert aux architectes et comporte des épreuves écrites, graphiques et orales.

Les concours des Architectes voyers de la ville de Paris sont ouvert aux architectes diplômés de l’état. Il comporte des épreuves écrites et orales.

 

LES STAGES

Trois stages obligatoires sont à effectuer durant les études en architecture. La recherche de stage incombe à l’étudiant, cependant, il vaut mieux commencer à rechercher un stage dès le début de l’année scolaire !

Le stage ouvrier, d’une durée de deux semaines, doit être effectué durant la première année. Effectué dans une entreprise du bâtiment ou de l’artisanat, il permet la découverte du monde du bâtiment.

Le stage de première pratique, d’une durée d’un mois, doit être fait durant la troisième année. Son objectif est d’appréhender la diversité des pratiques architecturales. Celui- ci doit être fait dans le milieu de l’architecture, ce qui ne signifie pas qu’il doit être fait obligatoirement dans une agence d’architecture.

Le stage de formation pratique, d’une durée de deux mois doit être fait durant le master. Il s’effectue en agence d’architecture et permet une première expérience professionnelle en tant qu’architecte.

Les étudiants en cycles Licence et Master ont la possibilité de partir à l’étranger pour effectuer leur stage. Seuls les étudiants du cycle Master peuvent bénéficier de bourses spécifiques.

En fonction du pays d’accueil, les conditions spécifiques relatives à l’obtention du visa stagiaire, les modalités d’exonération des charges sociales selon la législation locale, ainsi que la protection sociale en matière d’accident du travail et d’assurance maladie sont différentes.