Les syndicats professionnels

Aujourd’hui en France, il existe plusieurs syndicats professionnels qui concernent les métiers de l’architecture. Ce sont des acteurs essentiels de la défense de la profession. Ainsi, l’UNSFA et le SA défendent les architectes exerçant libéralement et les employeurs, tandis que les architectes travaillant en tant que salarié peuvent adhérer à une organisation syndicale de salariés.

Son statut juridique

Le statut juridique des syndicats professionnels est régi par les dispositions du titre III, livre Ier, Deuxième partie du Code du travail (loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884).

Adhérer à un syndicat, à quoi ça sert ?

  • Connaître ses droits, suivre la législation, avoir des informations fiables, savoir vers qui se tourner en cas de problème ;
  • Aider et informer les autres, devenir un interlocuteur pour ses collègues, ainsi qu’avoir la possibilité de s’engager à différents niveaux ;
  • Représenter en se présentant aux élections professionnelles avec l’appui de son organisation syndicale ;
  • Échanger, débattre et négocier ;
  • Rencontrer d’autres adhérents, des experts, des militants, des professionnels issus de différents milieux…

Le rôle des institutions ordinales et syndicales

Depuis la loi de 1977 et ses nouvelles règles relatives aux attributions de l’Ordre, créé en 1940, il semble que les architectes aient mal intégré les fonctions respectives de l’Ordre et des syndicats professionnels.

Les syndicats

Les syndicats sont multiples et peuvent se constituer librement.
Les professionnels y adhèrent en fonction des intérêts qu’ils veulent défendre collectivement.
Les syndicats ont un rôle de défense et de promotion des intérêts professionnels et sociaux, individuels et collectifs des architectes dans l’exercice de leur métier auprès de leurs clients et de leurs partenaires et concurrents. Ils représentent les architectes dans toutes les instances économiques et sociales, notamment les commissions paritaires.

L’Ordre des architectes

L’institution ordinale, qui est unique et créée par la Loi, a pour rôle fondamental de défendre le consommateur et de promouvoir la dimension d’intérêt public de la mission remplie par l’architecte dans l’exercice de l’acte architectural. Pour exercer sa mission de service public, l’Ordre reçoit l’appui et le soutien des pouvoirs publics.

Les syndicats de patrons

L’UNSFA
Créée en 1969, l’Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes (Unsfa) fédère des syndicats départementaux ou régionaux d’architectes. Les adhésions à l’UNSFA se font par l’intermédiaire de ces syndicats affiliés. Elle propose de nombreuses actions locales qui vont de la défense des intérêts de la profession aux voyages d’étude.
L’UNSFA assure la défense, au niveau national des droits et intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels des architectes. Elle a créé ou participé à la constitution de nombreuses structures pour aider et promouvoir les architectes
L’Unsfa organise un congrès annuel ouvert à tous les architectes et aux étudiants en architecture. Ce congrès accueille également de nombreux professionnels de la construction et autres représentants institutionnels.

Le syndicat de l’architecture
Le Syndicat de l’Architecture s’est constitué en syndicat représentatif des praticiens libéraux ou associés d’une société d’architecture. Ce statut lui permet d’être l’interlocuteur du ministre de la Culture pour toutes les questions touchant à la politique culturelle de l’architecture, sa traduction législative et réglementaire. Il lui permet également de dialoguer avec les autres instances professionnelles que sont l’Ordre et l’UNSFA sur les questions d’intérêt commun.
Il le rend incontournable comme partenaire au sein des instances paritaires dans la négociation avec les syndicats de salariés. Il lui permet au sein du Conseil International des Architectes Français (CIAF) de participer aux instances européennes et mondiales de la profession que sont l’Union Internationale des Architectes (UIA) et le Conseil des Architectes d’Europe (CAE).

Les principaux syndicats du collège salarié

Ils ont pour objectif de défendre et représenter les intérêts des salariés dans des entreprises ou autres organismes.

La Confédération française démocratique du travail (CFDT)
« S’engager pour chacun, agir pour tous »
Forte de ses 621 274 adhérents et plus de 1 100 syndicats, la CFDT est implantée dans tous les secteurs d’activité. Elle ne se revendique ni de gauche ni de droite mais surtout pour les salariés. Ses valeurs clés sont l’émancipation, la démocratie, l’indépendance de pensée, l’autonomie et la solidarité. Elle revendique 13 sièges au CNESER.

Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC)
« Syndicat au service de l’encadrement »
Ce syndicat revendiquant 140 000 adhérents se voue à la défense des intérêts d’une catégorie professionnelle spécifique, les cadres, les ingénieurs, agents de maîtrise et forces de vente. Il travaille beaucoup sur la santé au travail, les salaires de l’encadrement et le pouvoir d’achat, les retraites, l’éthique et le développement durable. De mouvance socialiste et affiliée à la CFDT, le syndicat revendique 1 élu au CNESER.

Force ouvrière (FO)
« Résister, revendiquer, reconquérir »
« La force syndicale »
Issue d’un mouvement réformiste de la CGT, FO revendique 500 000 adhérents. Il s’agit d’un syndicat s’adressant majoritairement aux ouvriers et sommant l’indépendance syndicale. Cette indépendance vaut à l’égard des partis politiques, des gouvernements, de l’État, du patronat et des églises. Dans les faits, FO s’oppose aux communistes. Pendant longtemps le syndicat est dominé par une pensée socialiste mais est constitué aujourd’hui également de militants anarchistes et des trotskystes. Elle revendique 2 sièges au CNESER.

La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC)
« La vie à défendre »
La CFTC compte compte 857 syndicats rassemblant un total de 135 000 adhérents revendiqués. Elle insiste quant au fait que la vie ne se limite pas au travail, c’est une valeur qui est la base de beaucoup de de combats pour ce syndicat. Pour elle, le travailleur doit être au centre de sa vie. La référence au christianisme s’entend comme attachement à la doctrine sociale chŕetienne et non pas l’identité confessionnelle. Elle revendique un élu au CNESER.

La Confédération générale des travailleurs (CGT)
« Lutter plus pour gagner plus »
Revendiquant 649 899 adhérents (581 348 selon la presse), la CGT est un syndicat pour salariés qui incite et encourage un fort militantisme. Selon l’organisation, se syndiquer c’est la volonté de ne plus s’isoler et de prendre son destin en main. Elle se trouve plutôt du côté gauche de l’échelle politique et a gagné 7 sièges au CNESER.

Les syndicats de salariés non représentatifs

Ils se font connaître en vue de devenir représentatifs un jour.


L’Union syndicale solidaire
“Agissons tous ensemble et rejetons l’austérité !”
L’Union syndicale Solidaires est composée de fédérations et syndicats nationaux, et d’Unions locales et régionales. Elle existe depuis 2003 et revendiquait 110 000 adhérents en 2014.
Elle défend les travailleurs de France, quelle que soit leur origine et culture. Elle entretient des relations avec beaucoup d’organisations syndicales et d’associations à l’étranger pour faire vivre la solidarité internationale.

L’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa)
« Libres ensemble »
L’UNSA s’est fixée comme objectif de promouvoir un progrès social durable, de lutter contre toutes les formes d’exclusion, de participer activement à la construction d’une Europe sociale et de défendre l’emploi et le service public. Elle revendique 3 élus au CNESER.

La Fédération syndicale unitaire (FSU)
« Engagé.es au quotidien »
Auparavant nommée Fédération de l’Éducation Nationale (FEN), le champ de la FSU se limite à la Fonction Publique et à quelques secteurs ‘mixtes’ dont 165 000 agents s’y sont syndiqués. Elle est notamment engagée sur les sujets de l’éducation, de la jeunesse, de la recherche, de la culture et de la justice. Sa tendance politique se situe entre le socialisme et le communisme. La FSU revendique 9 sièges au CNESER.