Partir étudier à l’étranger

Pendant tes études, tu vas avoir la possibilité de partir étudier à l’étranger pendant un ou deux semestres. Pour cela, il est important de bien préparer ton départ. Si ton école le propose, n’hésite pas à te rendre au forum sur la mobilité Erasmus+ où tu pourras rencontrer des étudiants de retour de mobilité ou des étudiants Erasmus entrants, qui te feront un retour d’expérience et pourront te donner des conseils pour candidater à cette destination.

La mobilité académique

La mobilité académique définit un temps d’étude dans une école d’architecture, à l’étranger. Cette expérience permet, par crédits acquis, de valider les semestres correspondant. C’est l’occasion pour un étudiant en architecture d’acquérir une seconde culture, une seconde pensée, d’être confronté à une nouvelle pédagogie…

Le cadre légal

Selon les politiques de chaque école, il est possible d’effectuer une mobilité académique d’un ou deux semestres à l’étranger notamment grâce au programme européen Erasmus + (séjours en Europe) ou aux nombreuses conventions signées avec des écoles et universités à travers le monde, ce qui te permet d’avoir un large choix de destinations, variable d’une école à l’autre.
Selon les écoles il est possible d’effectuer cet échange dès la 3ème année jusqu’au diplôme. Plus couramment l’échange s’effectue en Master 1, soit la 4ème année d’étude.

Pour réaliser une mobilité académique, il te faut tout d’abord y postuler dans ton école en remplissant un dossier d’échange durant l’année précédant la mobilité. Le contenu de ce dossier et les modalités de candidature varient selon les écoles : n’hésite pas à te renseigner le plus tôt possible !
Une fois sa candidature retenue, l’étudiant doit généralement envoyer un dossier à l’école partenaire afin d’y être acceptée. Son contenu varie énormément selon les écoles : book, lettre de motivation, certification de langues… Même si cela est rare, il peut arriver que l’école partenaire reçoive trop de candidature d’étudiants étrangers et refuse alors certains postulants. Renseigne toi auprès du service international de ton école et des étudiants plus âgés afin d’anticiper cet éventuel cas de figure.

Partir en free mover

Si tu souhaites partir dans un établissement à l’étranger non conventionné avec ton école, mais proposant un cursus similaire, il est possible de t’y rendre en free mover. Il faut pour cela que ton école et l’école d’accueil acceptent toutes les deux cet échange. Si ce ne sont les démarches souvent plus lourdes, la différence est fine pédagogiquement : en effet, tu pourras de la même façon valider des enseignements. Toutefois, il te faudra payer les frais d’inscriptions dans ton école et dans l’école d’accueil, ce qui peut considérablement alourdir tes frais.
En partant en free mover, tu peux profiter de la plupart des aides financières existantes. Tu n’es cependant pas éligible à la bourse de mobilité Erasmus +.

Faire un stage à l’étranger

Tout stage peut être effectué à l’étranger. C’est alors l’occasion de découvrir non seulement un autre pays, une autre culture, mais aussi la vie professionnelle d’un pays étranger ou encore de nouvelles pratiques. Que ce soit pour ton enrichissement personnel ou qu’il s’agisse d’un projet professionnel, le stage peut ainsi être une bonne occasion de partir à l’étranger !
Rechercher son stage
Si tu souhaites effectuer ton stage à l’étranger, il t’appartient de réaliser toutes les démarches et notamment de trouver un organisme d’accueil, ainsi que de prendre tous les renseignements nécessaires à ton départ.
Il est important de bien se renseigner sur les pratiques et les conditions d’accueil des stagiaires. D’un pays à l’autre, les habitudes ne sont pas les mêmes ; les durées d’accueil d’un stagiaire, les missions qui lui sont confiées peuvent ainsi énormément varier.

Le cadre légal

Les modalités pour effectuer un stage à l’étranger peuvent prendre en compte la législation française, mais aussi la législation du pays dans lequel le stage sera effectué, notamment pour ce qui concerne :
– les conditions d’entrée et de séjour dans le pays ;
– le régime de protection sociale ;
– la gratification éventuelle ;
– les droits et obligations spécifiques pour les stagiaires.

Comme lors d’un stage en France, une convention doit être passée au préalable entre ton école et l’organisme d’accueil.
Afin de permettre aux étudiants de bénéficier de l’application du droit français, celui-ci étant dans de très nombreux cas plus avantageux, ton école peut proposer à l’organisme d’accueil situé à l’étranger l’application de la convention-type de stage française.

Il est à noter que l’organisme d’accueil étranger n’a aucune obligation en la matière et peut refuser ces propositions. Attention, alors, à bien veiller à ces modalités, afin de ne pas renoncer aux droits que t’offrent la législation française -notamment en matière de protection sociale.

La césure

Pour partir étudier à l’étranger, une dernière possibilité réside en la césure.
Tout étudiant a droit à la césure. Il s’agit d’une période de 6 mois ou 1 an pendant laquelle l’étudiant interrompt temporairement ses études dans le but d’acquérir une expérience professionnelle ou personnelle.
La césure peut être effectuée à n’importe quel moment du cursus. Elle peut prendre des formes multiples et n’est pas obligatoirement en lien avec ta formation. Cela peut notamment être :
une formation dans un nouveau domaine
une expérience professionnelle
un engagement de service civique
un projet de création d’activité en qualité d’étudiant-entrepreneur.

Si tu souhaites faire une césure, il faut te renseigner auprès de ton établissement afin de connaître les modalités de demande de césure. La loi prévoit que cette demande soit étudiée par le directeur de l’établissement. Dans les faits, il peut également s’agir d’une commission d’orientation ou toute autre commission mandatée par le directeur afin d’examiner ces demandes.

Quelles aides financières ?

Des aides financières pour les mobilités à l’étranger sont proposées par différentes institutions régionales ou nationales.
Le service des relations internationales de ton école te donnera des informations concernant les aides dont tu peux bénéficier et les bourses que tu peux notamment cumuler. Cependant nous te conseillons de prendre connaissance de ces aides suffisamment tôt afin de ne pas te faire surprendre par les dates de dépôt de dossier, car c’est à toi de rassembler tous les documents nécessaires !

Certaines écoles peuvent attribuer, au cas par cas, des aides financières.
Renseigne-toi auprès du service des relations internationales de ton école.

Certains départements ou régions proposent des bourses pour les départs à l’étranger.
Par exemple, le montant de la bourse Mermoz de la région Hauts-de-France, peut s’élever jusqu’à 400 € par mois.

Elles peuvent être demandées par l’ensemble des étudiants décidant de partir dans un pays de l’Union Européenne. Son montant dépend du prix de la vie du pays d’accueil. Pour une mobilité d’étude, l’aide est comprise entre 150 et 300€ par mois pour une durée de l’allocation de 3 à 12 mois. Pour un stage, elle est comprise entre 300 et 450€ par mois à partir de 2 mois jusqu’à 12 mois. Ces bourses s’ajoutent à la bourse sur critères sociaux pour les étudiants boursiers.

Elles peuvent être demandées à l’ensemble des ENSA et ENSAP pour une mobilité ou un stage d’étude à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échange ou à destination de pays participants (hors pays considérés dangereux ou à risques – voir la Liste Noire du Quai d’Orsay). Malheureusement, tu ne peux les obtenir qu’une seule fois pendant toute ta scolarité.
Pour les étudiants boursiers sur critères sociaux, l’aide est de 400 € par mois pour une durée de 6 mois maximum, bien que la mobilité peut excéder 6 mois. Pour les autres étudiants et sous réserve qu’il reste des fonds, l’aide peut être de 152€ par mois sur une durée de 6 mois.

Les bourses de mobilité pour les stages du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la forêt ne peuvent être obtenues qu’une seule fois dans toute la formation universitaire en cours.

Une bourse peut être accordée aux étudiants des écoles sous tutelle de ce ministère pour un stage à l’étranger. Le stage doit être d’une durée minimum de 6 semaines consécutives et peut être effectué n’importe où en dehors du territoire français (métropole et DROM-COM) dans la limite de 1000€ par étudiant.